Samedi 15 juin, nous avons fait une relève avec Jean Luc et Sylvie au port d’Olymplic Marine à Lavrion. Il n’y avait pas grand monde à la Marina mais nous avons quand même réussi à croiser une adhérente de Mer Amitié sur les pontons! Le dimanche matin, nous sommes partis pour Kea toutes voiles dehors. Mais un renforcement progressif du vent avec des rafales à 35 kts au sud de Makronisi, nous a amené à prendre 1 puis 2 ris. Arrivés dans la baie de Limi Ay Nikolaou, nous avons amarré Malinero sur son ancre, cul à quai. Alors que l’île en début d’après-midi semblait endormie, nous sommes allés visiter la ville d’Ioulis dans la colline à la recherche du lion de Kéa. Le soir en revanche, le port est devenu très animé avec une fête religieuse et commerçante à l’occasion du WE de la Pentecôte Orthodoxe.

En repartant le lundi matin, nous avons parcouru la baie, histoire de repérer d’éventuels mouillages pour notre prochaine visite. Ensuite, nous avons fait route sur Andros avec un vent faible au début mais qui ensuite est monté jusqu’à 40 kts. Même dans le port de Batsi, le vent poussait fort contre le ponto le long duquel nous étions amarrés. Le vent ayant continué toute la nuit, il a fallu faire un départ sur garde bien appuyé pour se dégager le matin et partir vers Gavrion afin de visiter la baie et manger au calme. Nous avons commencé par faire un mouillage mais cela ne semblait pas du gout des autorités, qui nous ont ordonné d’aller nous amarrer à un quai, pas des plus accueillant.

Le vent portant nous a permis de quitter les îles du nord des Cyclades sous génois seul, puis il a fallu prendre des ris pour naviguer en direction de Karistos sur Evia où nous avons passé 2 nuits. Nuos en avons profité pour visiter avec une voiture de location, le château de Myloi, la plage de Bouros, les cascades de Kallianou dans les gorges de Demosasi et la plage de Demetrios avec son petit bar qui doit voir plus de chèvres de que clients.

Le 5ème jour, nous sommes partis de Karistos avec une petite brise thermique qui a permis de travailler les réglages pour faire avancer Malinero. Après avoir contourné la pointe sud de Evia, nous sommes remontés vers le nord à la recherche d’un mouillage sur l’île de Kersonision où manger et se baigner. Ensuite, nous avons pris la direction de Rafina afin de récupérer un passager supplémentaire qui pour cause de partiels n’avait pu se joindre à nous dès le départ. A peine l’embarquement réalisé, le bateau repartait pour Lavrion où nous sommes arrivés la nuit tombée.

Après une matinée à bricoler, faire quelques courses et un peu de lessive, nous avons pris la direction des îles du golfe Saronique. En passant le cap Sounio, nous avons pu apercevoir le temple d’Apollon. A l’abri de l’île de Patroklou, nous avons fait un mouillage le temps d’une baignade, puis en alternant voile et moteur, nous avons rejoint la baie de Khersonisos. Mais l’endroit ne nous a pas semblé très sympa donc nous sommes retournés sur Varkisa où nous avons fait un mouillage pour la nuit. Nous serions bien descendus à terre mais comme le moteur de l’annexe refusait de démarrer, nous avons été contraints de rester à bord sans pouvoir aller voir ce qui semblait être une soirée très animée en ce jour de fête de la musique.

Tôt le lendemain matin, nous sommes partis en direction de lîle d’Hydra. Nous avons commencé par prendre un mouillage à Mandraki où nous avons pu assister aux rotations incessantes des bateaux taxis venant déposer les touristes sur la seule plage de sable de l’île. L’idéal aurait été de faire un mouillage cocotier pour ne pas être secoués, mais nous n’avions prévu de ne rester qu’une heure ou deux. En début d’après-midi, nous sommes allés jusqu’au port d’Hydra mais ne voyant pas où nous pourrions nous amarrer au regard de tous les bateaux déjà présents, nous avons décidé de poursuivre notre route jusqu’à Niso Dokos, où nous avons fait un mouillage pour une nuit au plus grand calme dans une baie qui comportait plus de chapelles que d’habitants.

Après une baignade et avoir récupéré nos 2 mouillages que nous avions mis en empennelage (non pas à cause de la météo mais histoire de faire des exercices de formation), nous sommes repartis dès le matin pour Hydra retenter notre chance. Après une première entrée dans le port qui nous a semblé à nouveau bondé, nous sommes ressortis pour nous amarrer à l’extérieur du port. Ceci à nécessité de déployer les grands moyens pour aller tirer une haussière sur des anneaux fixés dans les rochers de la digue. Mais à peine tout cela mis en place, nous nous sommes fait dégager par une espèce de père Noël qui semblait s’être autoproclamé placier de Yachts et attendait Tatatsu, un navire de plus de 48 m, qui a surgit au moment où nous avons accepté de repartir en échange d’une place que nous n’avions pas osé prendre et qui nous fut proposée à l’intérieur du port. Dans mon empressement à rejoindre la place tant convoitée, j’avais un peu oublié que nous avions 40 m de chaine à remonter avant de partir. Finalement, ce changement était une bonne chose car nous nous sommes retrouvés bien protégés des remous provoqués par les entrées et sorties continues des bateaux venant déverser leurs touristes dans ce que certains présentent comme le Saint-Tropez de la Grèce. Une fois remis de nos émotions, nous avons profité de notre après-midi pour visiter cette ville sans voiture où les déplacements se font à pieds ou avec des mules. Alors que nous pensions le port plein dès notre arrivée, il a continué à se remplir toute la journée avec plusieurs séries de bateaux venant se mettre les uns devant les autres. Comme tout le monde se met sur ancre, le résultat est qu’au fond cela fait un gros tas de spaghettis que certains ont la malchance de remonter.

Heureusement au moment de partir pour Poros, nous avons pu lever l’ancre sans encombre, ce qui n’a pas été le cas de 2 autres bateaux, dont un qui a dû faire appel à un plongeur pour l’aider à se démêler. Par un vent assez faible, nous avons tiré quelques bords en observant au loin des dauphins. Ce fut aussi l’occasion de quelques exercices de mise à la cape. Pour gagner du temps, nous avons coupé à Nisidhes Tselevinia puis sommes allés faire un mouillage à proximité d’Askeli pour manger. Mais comme l’eau ne nous semblait pas assez propre pour nous baigner, nous avons ensuite traversé le détroit en direction d’Alikis. Après nous êtes tous bien rafraichis, nous sommes repartis vers Poros où nous avons pris mouillage cul au quai juste à côté des yachts sur conseil d’un restaurateur local. Le soir nous avons eu la chance de pouvoir trouver une personne pour nous réparer le moteur de l’annexe.

Le 25 juin, après avoir contourné l’île de Poros, nous avons tiré des bords jusqu’à Méthana. Après nous être fait interdire d’accoster dans le port des thermes, nous sommes allés au port de la ville. Le vent était fort et il faisait très chaud, donc le reste de la journée a été consacré à des baignades dans les eaux soufrées et à la plage. Les enfants ont pu jouer avec l’annexe et apprécier son moteur.

Le lendemain, après un dernier tour d’annexe avec Chloé, nous sommes repartis avec 2 ris dès le départ car le vent était fort avec quelques rafales à presque 40 kts. Le vent étant du nord, il a fallu tirer un bord jusqu’au caillou de Vrakonisis pour ensuite pouvoir contourner l’île de Methana et faire route vers Epidavros. Le vent ayant faibli en cours de route, nous avons pu progressivement libérer des ris. Arrivés à Nea Epidavros, nous avons vérifié la profondeur au fil à plomb avant de nous mettre au quai. Ensuite nous sommes allés en Taxi visiter le site archologique d’Epidauros où l’on trouve un théatre à l’acoustique remarquable.

En repartant d’Epidavros, tout était calme. Il a même fallu mettre un peu de moteur pendant 30 minutes pour avancer, avant qu’un coup de vent avec des rafales à 35 kts ne nous oblige à réduire la voilure près de Nisos Agkistri. Arrivé au sud de lîle d’Egine, nous avons mis le cap sur Agias Marina, mais au moment d’approcher du port, nous avons réalisé que notre tirant d’eau était totalement incompatible la profondeur disponible dans ce petit port de pêche. Ceci nous a obligés à poursuivre notre route afin de contourner par le nord l’île et rejoindre vers 17 h le port d’Aegina. Le port était déjà plein avec plusieurs voiliers en quête de place, donc après un rapide repérage des lieux nous n’avons pas attendu pour nous faufiler et prendre amarrage . Nous avions prévu de visiter le temple d’Aphaïa sur les hauteurs de l’île, mais arrivés sur place, il était déjà fermé. Nous n’avons donc pu voir les colonnes que de derrière les grillages. Comme lot de consolation, le taxi qui avait bien oublié de nous avertir que le site fermait tôt, nous a proposé un arrêt de quelques minutes au monastère de Saint-Nectaire.

Pour notre dernière navigation, nous avons fait le tour d’Egine par le nord au moteur puis soudainement le vent s’est levé avec des Rafales allant jusqu’à 40 kts à proximité du cap Sounion. Comme le bateau a un peu de mal à remonter au vent lorsque le génois n’a plus que la taille d’un foulard, nous avons dû finir avec l’aide du moteur ou nous y serions encore. Il faut dire que nous ne pouvions pas nous permettre d’y passer la journée, car une fois le bateau au quai, il a fallu tout ranger et faire les pleins pour passer la relève à l’équipage de Patrick avec qui nous avons mangé le soir à Lavrion.

Au total, nous aurons parcouru 345 MN avec parfois du vent assez fort mais heureusement un bateau très sécurisant. Sinon, le vent permet aussi de se rafraîchir car l’après-midi à terre, il fait vraiment chaud et mi-juin, la température de l’eau commence à être vraiment bonne. Si vous aussi voulez découvrir les îles Grecques, alors profitez des places qui restent du 30/07 au 14/08 (2 places) ou du 28/09 au 12/10 (2 places).

Photos Loïc P et David V

Bonjour à tous,

Voici le compte-rendu de notre périple entre Lavrion et Héraklion, du 1er au 18 mai.

  • 352 milles parcourus
  • 10 îles visitées dont 7 des 9 ‘TOP’ îles des Cyclades (selon les guides)
  • 4 moyens de locomotion (à terre) : âne, taxi, bus, voitures de location
  • 5 journées complètes à terre
  • 1 navigation de nuit
  • Plus longue étape : 92 Nm entre Milos et Rethymnon (Crète)
  • Des centaines et des centaines de marches montées et descendues (plus de 500 à Santorin)
  • Des dizaines et des dizaines de magnifiques chapelles blanches avec la coupole bleue
  • Effet Waouhhh garanti lorsque l'on visite Oia sur l'archipel de Santorin
  • Des quantités significatives de sardines grillées dégustées
  • De l’ouzo et de la feta à l’occasion, du poulpe et du calamar aussi
  • Des souvlakis dès que possible
  • Vent le plus fort rencontré en mer : plus de 40 knts à l’arrivée en Crète
  • Vent le plus fort rencontré au mouillage : plus de 40 knts (à Mykonos)
  • 1 dérapage au mouillage à Mykonos
  • 1 improbable WC/douche à Naxos au 2ème étage de la maison d’une grand-mère (ouvert jour et nuit paraît-il)
  • 1 capitale des Cyclades (Ermoupolis), magnifique
  • 3 dauphins
  • 1 île (Delos) au patrimoine mondial de l’UNESCO
  • 1 coup de cœur ? Naxos pour les villages, les paysages, les chèvres qui traversent la route, les villages à l’intérieur de l'île
  • Des milliers de photos
  • 1 bateau : Malinero !
  • 1 équipage sachant (notamment) faire 5 nœuds marins à la fin de la croisière
  • 1 relève d’équipage avec du plaisir partagé
  • Et … des tonnes de bonne humeur et de sourires !

Quelques photos pour illustrer notre parcours

 

  • Lavrion – Kythnos

     

  • Kythnos – Syros

     

  • Syros – Mykonos

    

  • Mykonos

     

  • Mykonos – Delos – Naxos

     

  • Naxos

    

  • Naxos - Ios 

     

  • Ios - Santorin

 

  • Santorin

  

  • Santorin – Folégandros

  • Folégandros – Milos

  • Milos

  • Milos – Rethymnon

  • Rethymnon

  • Rethymnon – Héraklion

Amicalement

Michel