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La dernière sortie de la saison est toujours un peu spéciale. On ne sait jamais trop ce que la météo nous réserve... Pour ce week-end, c'était vent du nord puis nord-est (brrrr) 15 à 20 nds le samedi et 20 à 25 le dimanche.

La montée vers Fécamp se fait donc au près jusqu'à Antifer. Evidemment, vent contre courant donne un joli clapot qui permet à nos nouveaux adhérents de se mettre dans le bain, avec une bien belle adaptation.

Le dimanche matin est bucolique avec le petit tour habituel au palais de la Bénédictine. Le dimanche après-midi s'annonce tonique avec 24 nds annoncés et 36 en rafale. Nous gréons le solent.

La sortie de Fécamp se fait sous 2 ris, le ressac est bien présent au bout de la jetée. Au bout de 15', c'est 30 nds établis et un Sirénade qui a tendance a loffé un peu trop. Nous prenons le ris 3 et n'envoyons pas le solent. Le vent s'établit entre 35 et 42nds, la mer grossit et devient désordonnée à l'approche d'Antifer. Notre barreuse mène son affaire de main de maître, elle est suffisamment raisonnable pour ne pas se retourner et voir les montagnes d'eau qui nous rattrapent. Bien que nous soyons au portant, la vitre de descente de cockpit est mise en position haute. Bonne idée, une vague nous prend par le travers et s'écrase dans le cockpit. Pas d'eau dans le carré, ouf ! Nous continuons de descendre au vent, mais il va falloir empanner. L'alarme de vent fort sonne quasiment en permanence, son seuil de déclenchement est plus de 30 nds de vent apparent.

Alors, cet empannage ? On attend une accalmie. 35 nds max et moins de 3m de creux. Et hop c'est parti ! Le frein de bôme est assez magique dans ces conditions. La manœuvre se fait en douceur vu les conditions. Et c'est reparti sur le nouveau. Passé Antifer la mer s'assagit comme espéré. Le vent aussi car on se rapproche des falaises. On commence par se rendre compte qu'il ne fait pas si chaud. Le spectacle est absolument magnifique.

L'équipage aura vécu une expérience surement inoubliable, Sirénade s'est comporté royalement dans ces conditions

On va maintenant se reposer un peu, avec de belles vagues dans la tête.

Michel

C'est à 7 que nous attaquons la première des 2 journées de formation pratique. Une présentation détaillée du pont pour les débutants, et c'est parti pour une navigation devant Le Havre. La mer un peu agitée peut impressionner les nouveaux venus, mais tout le monde se sent en sécurité sur Sirénade. Premières explications, identification des différentes allures 'en live', quelques virements et nous rentrons au ponton visiteurs pour nous restaurer. Un équipier pas encore suffisamment amariné doit nous quitter.

L'après-midi, les 5 femmes de l'équipage veulent montrer de quoi elles sont capables ! Comme le montre la photo, elles savent faire marcher un bateau. Mais pas toujours très droit...

Plus rien ne leur résiste. Les virements, les empannages, les noeuds, la manoeuvre de port, elles sont extraordinaires ! Près de 30 Nm parcourus dans la journée. Le chef de bord en sort épuisé et sera alité dès 21h30.

Pour le dimanche, la vigilance était de rigueur depuis le début de la semaine avec la tempête annoncée.

La journée se transforme en session théorique. Les cartes en papier sont ressorties des équipets, les livres des courants aussi, ce qui a le mérite de les aérer. Les abaques SH4 aussi, après avoir enlevé quelques toiles d'araignées. Même la règle Cras verra la lumière ! Explication de la carte, des courants, exercices de calcul de marée, nos élèves sont studieuses. Normal, les virements de la veille ont laissé quelques courbatures apparemment !

Tout le monde rejoindra ses pénates dans l'après-midi, la pluie n'ayant toujours pas cessé.

Michel

Récit de la navigation bretonne du 18 au 25 août, par nos complices navigateurs :

 


Introduction
Je partîmes tout seul mais par un prompt renfort nous nous vîmes 4 en arrivant au port !


Développement
Nous bravîmes les éléments déchaînés guidés par le seul souci de laver notre honneur et notre linge
à Ouessant nous criâmes hip hip orin pour Claude le stratège de l'ancrage et Chloé la magicienne de la manœuvre

Conclusion

Dans la brume les dauphins furent notre soleil !
mais nous ne vérifiâmes si les bourses du curé de Camaret pendèrent et c'est heureux !
Nous ne vîmes que Wracment l'Aber Wrach et c'est temps couvert
Mais nous bûmes mangâmes rigolâmes refaitâmes le monde tant et tant que plus vivants nous nous sentâmes et plus haut volèrent nos cœurs et nos âmes.
Fin

Christophe


 De Brest à Camaret

 


 

Chers amis,

 On parlera de marins, d’une part, quand on a une génération d’êtres de la même trempe, par exemple : tant qu’existeront les marins, c’est-à-dire leur génération continue.

Il sera possible d’objecter que même en Camaret, on trouve des compositions impossibles, une sorte d’énoncé du cercle alors qu’il s’agit d’un triangle, au bout duquel le pain de marins justement se paye au prix du caviar. Là ! Que nous ne fûmes en Brest où sans avoir manqué la marée, nous manquâmes pourtant la bio coop, ou plutôt l’inverse.

 Nous eussions eu un franc succès en présentant aux âmes en quête de vérité intérieure, le débat entre Polis et Ethos, tant il est vrai qu’il est possible de dire chaque chose non seulement par son énoncé propre, mais aussi par l’énoncé d’une autre, soit de manière entièrement terrienne, soit aussi de manière marine, comme quand on dit que huit est un double, en se servant de l’énoncé de la dyade.

 La providence, contre toute attente, c’est-à-dire comme toujours, pourtant, nous offrit en mer d’Iroise, ND de Rocamadour.

 Bien nous en pris, car le temps fut clément, jusqu’à ce que les apôtres Christophe et Grégoire, accompagnés par les Dauphins au retour d’Ouessant et Molène, presque marchant sur l’eau –si si, y a des photos-, sans aucune peine, s’en furent sous d’autres cieux.

Alors, Chloé et Claude, à l’arrivée au pot de beurre, au moteur pour être honnêtes, avec une parfaite navigation digitale, enfin libérés du poids des terriens qu’ils menèrent pourtant à bon port, s’en furent à d’autres (d) ébats. Car la liaison et la division sont dans la pensée discursive et non dans les choses, car la pensée sépare le marin du terrien.

 Enfin, il faut tout de même avouer que même les vrais marins furent retenus par la modernité, enfants en perdition ferroviaire, téléguidés à grande peine à distance, et sans s’engueuler, ce qui est tout de même un exploit, et me rassure sur mes chances de survie, si la révolution advient un jour J

 Amis marins, salut !

 Grégoire

NB : j’espère qu’Aristote me pardonnera ce plagiat de sa Métaphysique !


 De Ouessant à l'Aber Wrach

 

 


 

Voilà un petit condensé du séjour breton sur Sirénade.

Lundi 20 août, grosse journée train + bus pour arriver à L’Aber Wrach. Un joli petit port très tranquille et petit Rhum autour d’une soirée crêpes par le chef Claude et j’ai pu faire connaissance avec Chloé et Christophe sous un beau coucher de soleil. 

Découverte du bateau, agencement, couchettes...

Mardi 21 août, test de mise à l’eau de l’annexe et fixation du moteur. Puis, c’est le départ vers Roscoff, sous un beau soleil, mais sans vent, donc moteur, moteur et moteur. Au moins, j’ai pu avoir des explications des prof Claude et Chloé smile sur les bouts, les voiles et winchs. Et premier exercice de sortie de voile pour le plaisir et petit coup de soleil pour moi. 

Mercredi 22 août, en route pour Trebeurden. Un coucou rapide des dauphins qui nous ont croisés, super de voir ça. J’ai encore aimé "wincher", tirer les bouts... 

Jeudi 23 août, le meilleur temps pour la voile pour mon niveau (première sortie de plus d’une heure pour moi). Toujours un plaisir de manipuler, tirer des bouts, changer de bord...

Vendredi 24 août, départ très matinal et gros temps. Là, je ne crâne pas, et le mal de mer me rattrape, allongé ça va, assis et debout... bon retour en position allongée.  Là, les sensations étaient complètement différentes avec un peu d’inquiétude. Mais heureusement, à l’abri de l’île de Bréat, mon estomac se calme tout comme la mer. 

Évidemment, tout ça avec de magnifiques paysages, les granites roses, des îles, des rochers et quelques animaux...

Arnaud


 De l'Aber Wrach à Trébeurden

 


 De Trébeurden à Paimpol avec halte à Peros-Guirec, Bréhat et sur les 7 îles

  

 

Claude et Chloé

Ce week-end était consacré à la dernière session de formation pratique avant l’été. Pas moins de 9 adhérents (dont 4 adhérentes !) se sont donc retrouvés sur Sirénade dès samedi à 9H.

Le premier exercice avait eu lieu pendant la semaine : il fallait lire le mail détaillé du chef de bord afin de maîtriser ensuite :

  • L’heure du rendez-vous
  • L’emplacement de Sirénade
  • L’équipement à prévoir (des gants ?),

Autrement dit, nous partions sur des bases élevées !

Samedi, après une présentation détaillée du pont, place aux exercices en essayant de s’appuyer sur les niveaux voile de la FFV.

Beaucoup de plaisir à partager, à faire des ronds autour d’une bouée, à assimiler les différentes allures, à ressentir les éléments (le vent apparent…), à savoir se positionner par rapport à une cardinale (qui n’est pas l’épouse d’un cardinal soit dit en passant), à se mettre à la cape, à wincher (dans le bon sens), à virer, à empanner, à prendre un ris, à le larguer, à se positionner (quelle heure est-il, où est le soleil, quelle est notre direction ?). Sans oublier quelques manœuvres de port, et l’envoi du spi pour finir la journée en beauté !

Dimanche, une petite partie de l’équipage a changé mais l’enthousiasme est toujours bien présent. Nous commençons par des manœuvres au moteur dans l’avant-port. Suivre une route en marche arrière, en regardant si possible où l’on va, faire demi-tour au coup de fouet, etc… Et puis hisser la GV. C’est à ce moment que l’on reconnait ceux ou celles présents la veille. Ils ou elles ont apparemment un peu mal aux bras. Bon signe non ? On continue nos exercices tout en se dirigeant vers Deauville. Mouillage devant la plage, repas. Et pour le café on fait comment ? Facile, on va s’amarrer à quai devant le casino de Trouville. Et hop, encore une manœuvre… Et une nouvelle opportunité de hisser la GV ensuite (Aie mes bras !).

Plusieurs virements parfaitement maîtrisés plus tard, nous rentrons au Havre fourbus, heureux et bronzés. Quel beau week-end !

Michel Latouche

Crédit photos: AL