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La gazelle Lady Vague et l’éléphant Sirénade avait décidé ce week-end de faire route commune pour Courseulles, où un excellent repas préparé par Anne les attendaient.
La gazelle fut très à l’aise dans le petit temps du samedi, n’hésitant pas à virevolter autour d’un éléphant plus emprunté dans ces conditions. Il usa de tous les artifices à sa disposition (le spi, la risée diesel, trompe - ou corne de brume plus exactement, …) mais rien n’y fit, la gazelle ne fit que le taquiner, bien menée par un équipage au top.
Nos deux compères, heureux de se retrouver après un été de séparation, passèrent une bien agréable soirée ensemble… 10 personnes se retrouvèrent pour l'apéritif et le repas du soir sur Sirénade, un record peut-être ?
Le dimanche fût plus favorable à l’éléphant qui trouvât dans le vent plus soutenu l'occasion de se transformer en lévrier, glissant à merveille sur l'eau plate et accélérant à chaque risée. L'équipage était tout heureux d'avoir récupéré son animal fétiche ! Il eut aussi bien chaud sous le soleil, et aperçut de temps à autre la gazelle lorsque la visibilité parfois faible le permettait.
PS: Pour les prochaines navigations, n'oubliez pas la crème solaire, absolument indispensable en baie de Seine !
Amicalement
Michel Latouche
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Nous avons beaucoup entendu parler cet été de Sirénade et de son périple estival, et moins de Lady Vague qui a poursuivi ses sorties au départ du Havre. Ce week-end là, avec la présence de 2 petits enfants, la moyenne d'âge du bord s'est probablement retrouvée parmi les plus faibles de Mer Amitié. Et ce n'est pas parce qu'il y a des petits qu'il y a plus de place à bord ! Imaginez Lady Vague avec un lit parapluie dans la couchette avant, une tente (pas montée, mais prise au cas où...), un siège auto, tout ceci en plus des bagages des 6 navigateurs : heureusement le chauffe-biberon a été oublié :-)
Revenons à la navigation...
Samedi matin petit Corentin – faisant croire qu'il divertissait la petite Alice - larguait déjà les amarres avant que le capitaine n'en ait donné l'ordre : signe de hâte du départ. Départ qui se fît vers Ouistreham, destination dictée par la marée et la direction du vent.
Lady Vague avança bien, et se comporta tout aussi bien sous les grains précédés des belles couleurs que seule la Normandie sait nous offrir. Les enfants ont tenu le coup (des grains, mais aussi des couleurs) : ils sont Normands.
Le soir, nous avons fait une petite balade en ville, profité du calme du port de plaisance de Ouistreham, et mangé un bon repas pour récupérer de cette journée pleine d'émotions.
Nous sommes repartis le lendemain après une grasse matinée toute relative, et avons profité d'un vent portant nous incitant à hisser le spi. Vent suffisamment faible pour nous permettre de profiter de moments de tendresse, en plus de mettre la ligne de traîne, à laquelle un malheureux maquereau s'est laissé prendre au grand plaisir de l'équipage.
Un peu plus tard, le vent ne permettait plus de soutenir le spi, aussi la fin du voyage se fit au moteur... S'ensuivirent quelques manœuvres de port pour chacun des membres d'équipage afin de parfaire la technique, puis direction l'emplacement E30 pour le rangement du bateau.
Ce fut un week-end à nouveau très varié, très sympathique, et à renouveler !
A bientôt pour de nouvelles aventures !
P-E Coulon
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Alors que la météo était particulière orageuse ce week-end sur la façade ouest, il régnait une ambiance particulièrement zen et studieuse sur Lady Vague. Zen parce-que les éclairs eurent le bon goût de ne pas trop se manifester, laissant finalement une brise bien agréable s'installer. Zen aussi car naviguer en short et tee-shirt n'est pas si fréquent que celà en fait. En Normandie en tout cas...
Ambiance studieuse parce que la formation de nos équipiers et seconds restent une préoccupation permanente. Chacun a donc eu l'occasion, dès le départ, de s'exercer à des manoeuvres de port. Le spi fut ensuite envoyé, offrant aux équipiers la possibilité pour ceux qui le souhaitent de jouer au n°1 sur la plage avant à l'occasion des empannages. Calcul de marée ensuite pour valider le bon moment pour entrer dans Dives.
A noter qu'un phoque salua notre arrivée, surement un avant goût du prochain périple prévu vers les Scilly sur Sirénade !
Le dimanche, départ matinal vers l'ouest d'abord, avant de se livrer à tour de rôle à l'exercice de l'homme à la mer, sous voiles uniquement. Instructif et formateur, heureusement que l'eau n'est pas trop froide !
Et puis, à l'occasion du retour vers Le Havre en passant par LHA, il fut jugé indispensable de ... renvoyer le spi, pour vérifier les acquis de la veille. Ce qui fût fait brillament, n'ayons pas peur des mots...
Bateau en super état, équipage en super forme, on en redemande. Et vous, vous embarquez quand ?
Michel
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Combien de fois avons-nous sillonné la Manche et la Mer d’Iroise sans avoir jamais pu l’atteindre ?
Cette île à la pointe Bretagne, souvent inaccessible pour cause de météo, tant vue et revue sur nos écrans de télévision, nous en rêvions.
Jean D et Chloé y sont venus en ferry, Michel, bon navigateur, ne s’y est jamais arrêté, Patrick a déjà plongé dans le passage du Fromveur et n'a pas oublié les courants forts. Jean H, Hervé et moi-même, allions découvrir.
Le ciel est un peu gris, mais le soleil n'est pas loin, samedi matin 12 juillet vers 11h, lorsque l'équipage de Gabriel nous accueille. La brasserie du port en terrasse est idéale pour le déjeuner avant de faire l'avitaillement au supermarché de Saint-Pol-de-Léon. Le bateau rangé, l’équipage se prépare à passer une bonne nuit, car le lever est prévu vers 5h30 du matin pour une première escale à l’Aber Wrach’ distante de 35 M.

Dimanche matin 6h 30, Sirénade appareille pour embouquer le chenal au sud de l’île de Batz. Le vent, 11 Nds, est de secteur W, "dans l’nez !". Plusieurs bords de près sous voile nous rapprochent de la destination, mais, par manque de vent en début d’après-midi, c’est au moteur que nous nous dirigeons vers le chenal principal de l’Aber Wrach’ en enroulant la bouée Libenter. Amarrage sur catway à 15h 30 pour un déjeuner attendu devant le spectacle joyeux des kayaks et paddles. Une balade sur les hauteurs nous amène à un joli point de vue sur l'aber et le phare de l'île Vierge.
Départ à 8h, moins matinal, lundi en vue d'une escale à l’Aber Ildut, 15 à 20 M par vent de SW 10 à 14 Nds. La bouée Le Lieu est repérée, il faut suivre le chenal sans perdre de vue les alignements. Une bouée « visiteur » est située à l'entrée devant la capitainerie mais il faut plutôt s’amarrer vers le fond de l’aber sur les lignes de mouillage pour ne pas gêner les pêcheurs. Site reposant, balade à terre pour découvrir le village. Une cervoise rafraîchissante sera la bienvenue sur la terrasse qui domine l’aber. Belle soirée ensoleillée.

La météo annoncée est idéale, mardi, pour prendre la direction d’Ouessant. SW 3 à 4 puis 2 à 3 l'après-midi. L’équipage est sur le pont à 7h. La brume réduit la visibilité pour sortir du chenal de l’Aber Ildut. Tout le monde est attentif. Une heure plus tard, le vent tombe, la brume persiste. C'est au moteur que l'on passera au large de Kéréon, que l'on distingue à peine, au Nord de Molène.
Le Fromveur nous avale. Sirénade file à 12 Nds, mais il faut négocier les vagues croisées, la mer hachée, les bouillons, malgré l’absence de vent. La brume se disperse un peu pour nous laisser entrevoir la côte. Un dernier bord pour contourner le phare de la Jument dont on distingue seulement la silhouette avant d’entrer dans la baie de Lampaul.

Ouessant, c'est là que le spectacle commence !
Nous repérons la bouée de mouillage « 4 », un dauphin nous accompagne. Il saute, plonge, joue avec la bouée comme avec un ballon. La gaffe magique, HandyDuck, est crochée sur l’anneau mais un coup de queue de l’animal fait sauter l’amarre.
Georges, qui serait le nom de ce mammifère marin d’après le GECC, Groupe d'étude des cétacés du cotentin, qui l’aurait identifié, serait connu dans la région pour être joueur. Amuser les plaisanciers en renversant leurs annexes n'est pas toujours très bien vu. Georges est resté un bon moment près de nous captivé par les sons émis par Patrick et Hervé qui connaissent le « langage dauphin ».
Film et photos témoignent de la scène. Inoubliable !

Le temps s’est complètement dégagé, le soleil brille. Après une petite baignade et un déjeuner dans ce décor magique, balade vers le phare du Creach et visite du musée des Phares et Balises. Tout est calme, la baie de Lampaul ressemble à un lac. Malgré tout nous suivons les bons conseils de Gabriel : le tourmentin en tap cul est installé sur la balancine pour éviter un éventuel roulis.

La journée de mercredi nous permet de découvrir Ouessant avec notre guide Jean D. Balade dans la lande et sur les chemins bordés d’hortensias et d’agapanthes pour aller de l'île Keller au Stiff. Pic nique, et dernière soirée en appréciant le coucher de soleil.

Debout de bonne heure et de bonne humeur pour un départ de nuit, 5h30 jeudi, en contournant Ouessant par l’ouest. Le temps est clair, après plusieurs virements et une réduction du génois car le vent de NW est monté - 18 à 20 Nds- Sirénade est au nord de Ouessant. Cap à l'est, le chenal principal de l’Aber Wrach’ est en vue, le soleil brille. Après un amarrage au ponton visiteur, vers 12h, une sieste incontournable enveloppe l'équipage car il tombe des cordes dehors.
Vendredi 18 juillet, dernier bord vers Roscoff. Départ négocié pas trop tôt, 8h. Le vent de SW 16 nds passera au NE dans l'après-midi juste le temps de mettre le spi. La route se terminera au moteur jusqu'à Roscoff, le vent a changé de direction et nous a abandonnés.
Une semaine de croisière qui se termine et pleins de souvenirs à raconter.
La Bretagne est toujours aussi jolie à découvrir.
Josette Delagarde
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Un petit résumé de notre escapade anglaise du week-end prolongé du 14 juillet. Nous devions etre 4 au départ mais nous fumes en réalité 5 aprés avoir récupéré au cordeau un équipier venant de la région parisienne.
Le départ était prévu le vendredi soir ce qui fut respecté aprés un détour à la pizzeria du coin. Nous avons pris la mer vers 22h30 par un coeff de marée supérieur à 90 et augmentant durant le week-end pour dépasser le 100.
Le vent prés des cotes était établi au NW ce qui ne faisait pas notre affaire mais à priori il était prévu plus Ouest au large. Aprés un départ modeste sous voile et une incertitude quant à la faisabiité d'une route vers nos amis britishs, nous avons trouvé plus au large la bonne orientation du vent avec un cap au environ du 330. Roulement des quarts et bonne coopération dans l'ensemble. Alternance de route au moteur et sous voiles jusqu'au milieu du channel ou nous avons enfin trouvé un vent plus régulier et forcissant jusqu'à 20 noeuds.
Pour Gilles, quelques leçons de choses au passage des rails motants et descendants, ils sont bien les aspirants chefs de bord. Approche des cotes anglaises et arrivée dans le Solent avec un courant contre mais faiblissant. Tout le monde ravi de découvrir ce contexte particulier plus joili néanmoins sur la partie ouest. Il ne fallait pas rater Cowes quitte à passer encore du temps sur l'eau. Arrivée aux alentours de 19h00 (120 miles au compteur)
Soirée spagets et Pub afin d'assister à la demie-finale de la coupe du monde de foot. Le lendemain matinée farniente sous une météo du sud de l'angleterre (bruine au lever et grand soleil ensuite) Tournée des magasins mais bizarrre il n'y a pas de soldes ! Comme disait Brel "chez ces gens là ...." Bonne ambiance sympa et quelques départs au canon devant le RORC. C'est à voir et ça ne fait pas ringard ...pour ceux qui pourrait le penser.
Départ vers le havre vers 16h30 avec un courant portant vers l'ouest et une vue superbe sur les needles. Ca déboulait sur le fond avec inverse de courant à la sortie. Ils avaient bien préparé la nav les petits gars. Un peu secoués à la sortie du solent.Vent 3/4 arriére GV plus génois. on s'installe et se prépare pour la nuit 20 à 25 noeuds je pense. Traversée des rails de nuit et à nouveau exercices de style pour passer entre les cargos nombreux. Excellente ambiance à bord et solidarité, ce qui est important. Retour plus rapide avec un envoi spi au matin dans un vent faiblissant. Pas facile de le tenir gonflé en fin de nav; Arrivée au ponton vers 12h00. 246 miles au compteur. Un équipage intéressant dont pour quelques uns il s'agissait d'une premiére traversée ou nav de nuit. La vivacité du bateau a été appréciée.
A plus et bonnes vacances à toutes et à tous.
Jean-Michel
