2017 05 29 - Avant la transpacifique

Bonjour à tous !

Le nouveau moteur de pilote automatique que nous attendons vient d’être libéré par la douane équatorienne, nous devrions donc être prêts à (re-)partir sous peu !

Notre séjour aux Galapagos aura finalement été une bonne chose : en plus de réduire la durée de la transpacifique, il a permis de refaire le plein d’eau et de produits frais : fruits, légumes, viande. Et surtout, il nous aura fait découvrir une faune d’une abondance et diversité stupéfiante ! Iguanes terrestres et marins, tortues géantes, otaries, fous à patte bleue avec leur danse d’amour attendrissante, en sont quelques exemples.

Nous avons pu mieux comprendre les restrictions appliquées aux voiliers en escale, susceptibles d’amener des espèces invasives d’insectes et de coquillages. Et si notre coque était bien propre à notre arrivée, inspectée par un plongeur, elle ne l’est plus du tout tellement les algues poussent vite ici. Besoin d’un nouveau carénage pour éviter d’emmener des espèces invasives aux Marquises ?

Pendant notre séjour, Aurore s’est bien entrainée à dire papapapapa et trotrotrotro, et à descendre du tobogan. Corentin nageait tous les jours avec moi autour de Petit Prince jusqu’au jour où il a aperçu un requin de 2 mètres, à priori pas dangereux, mais pas rassurant ! Il s’est fait un super petit copain, Moz, 4 ans et déjà trilingues. Nous avons visité des tunnels de lave : les Galapagos sont des îles volcaniques, et lorsque la rivière de lave se solidifiait en surface, la lave continuait de couler comme une rivière souterraine jusqu’à ce que la coulée s’arrête, laissant derrière elle un tunnel.

Nous avons visité Seymour, une île du parc naturel avec d’innombrables espèces d’animaux volants, terrestres et marins. Visité des plages où les tortues viennent pondre leurs œufs, et nagé à leur côté. Et si nous n’avons finalement que peu visité les autres îles à cause du coût exorbitant des sorties dans le parc naturel (100$/jour/personne, pas de réduction pour les enfants), nous garderons un souvenir fantastique de cet endroit.

Ici rien n’est fait pour les voiliers en escale, peut-être pour les raisons évoquées plus haut. Nous avons réussi 2 parcours du combattant :

  • Plein d’eau : commander des bidons de 4 gallons provenant de l’usine de désalinisation, les transvaser à terre dans nos bidons pour ensuite aller remplir les cuves du bateau
  • Plein de gasoil : obtenir un « fuel permit » (délai 48h, valable une seule journée), puis aller 5 fois à la station-service pour remplir les jerricans d’essence et les transvaser dans les réservoirs

Nous sommes désormais sur le point d’être prêts à (re-)partir, et je vais me répéter en écrivant que nos prochaines nouvelles seront envoyées depuis la Polynésie !

A bientôt, Pierre-Emmanuel pour l’équipage de Petit Prince