Le temps s’affiche au beau lorsque nous quittons, très tôt, la région rouennaise en ce samedi 5 juillet mais comme le laisse entendre la vieille chanson, la Bretagne nous accueille avec un ciel gris.
La relève des équipages se déroule sous la grisaille humide qui se transforme en crachin breton insistant et persistant.
Nous optons pour un traitement crêperie avant de procéder à l’avitaillement.
Dimanche 6
Tout est mou ce matin : le vent, la pression atmosphérique avec 1003.8 hPa, le ciel qui hésite entre le bleu et le gris. Les heures de marée ne sont pas favorables à un cap à l’ouest et pourtant nous avons choisi cette direction. Heureusement les marées donnent aussi dans l’anémie alors nous ne sommes pas trop gênés par le courant contre.
Nous tirons quelques bords carré devant l’Ile de Batz et décidons de démarre la machine. Après la renverse et le réveil d’un petit vent ça va mieux. Il est un peu tard pour l’Aber Benoit, alors nous entrons dans l’Aber Wrac’h par le passage de la Malouine. Très sympa ce passage, par beau temps, j’aurais dû le fréquenter depuis longtemps.
Lundi 7
Grande traversée en perspective : l’Aber Benoît, 2 h de route tranquillement au moteur dans les passes.
Le responsable du mouillage nous accueille très gentiment et transporte des équipiers et-pières pour quelques emplettes dont des huitres et des araignées.
Notre mécanicien redonne la santé au moteur de l’annexe et nous visitons les bords de la rivière.
Mardi 8
La météo s’améliore. Nous nous déhalons au moteur bien au-delà des cailloux et nous pouvons enfin mettre la voile. A l’approche d’Ouessant, le vent monte et refuse, nous prenons un ris.
Plus bas les abords de la Jument sont tumultueux.
La Baie de Lampaul nous semble bien calme mais une fois amarrés sur une bouée pourtant très au fond, le bateau roule beaucoup.
Le tourmentin est envoyé, bien étarqué, en voile suédoise ce qui améliore un peu la situation.
Mercredi 9
Autre configuration : le tourmentin en tape-cul le long de la balancine. Il y a un mieux. A noter qu’une fois la drisse étarquée, la balancine est mollie ; elle sert à retenir la voile à l’envoi et à l’affalage.
Journée à terre sous le soleil.
Jeudi 10
Il a fallu attendre l’ouverture de la boulangerie ! 7h30 ou 8h, je ne sais plus, enfin très tard.
Il faut l’aide du moteur pour vaincre l’agitation de la Jument et nous attrapons le Fromveur au début du flot.
L’allure est propice alors le spi monte tout seul. Je connais des mauvaises langues qui diront : bah ! Pour 10 minutes !
Et ben non ! Cette fois nous l’avons conservé un peu plus. Je n’ai pas fait le décompte.
Evidemment le vent est tombé, alors le spi aussi. Il est revenu, le vent alors le spi aussi. Ça fait de l’exercice.
Nous entrons dans le port de l’Aber Wrac’h vers 16h. Notre mécanicien se plonge les mains dans le lanceur du moteur hors-bord, avec succès mais pur une solution provisoire.
Vendredi 11
Nous sortons de l’Aber Wrac’h avec la fin du jusant et nous mettons à la voile vers l’Ile de Batz.
Nous arrivons bien pour prendre le chenal entre l’ile et la terre. Dommage, le soleil reste un peu voilé.
Nous sommes au port ; une semaine est vite passée.
Samedi 12
Encore une relève par temps gris. Cela devrait s’améliorer en début de semaine.
Gabriel
