2017 05 09 - Arrêt technique aux Galapagos

Notre passage du canal de Panama avec Petit Prince s’est bien passé, à un demi-tour près dans la dernière écluse à cause d’un courant très fort. Heureusement les écluses sont plus larges que celles de Honfleur et il y avait la place pour manœuvrer. Nous sommes ensuite restés quelques jours de l’autre côté, à Panama city, pour laisser passer la grippe attrapée par Aurore on ne sait comment.

La première partie de la traversée du pacifique a été comme attendu : très peu de vent, le tiers du temps a été fait au moteur. Nous avons traversé le célèbre pot au noir, avec ses grains orageux et vents variables voire nuls. Nous avons repris nos habitudes des journées en mer : cours du CNED, pèche (un thon et… un oiseau !), cuisine, jeux. Hors routine : les dauphins nous ont accompagnés au début du parcours plusieurs jours, les garde-côtes colombiens nous ont abordé à 200 miles des côtes, à la recherche de ce que l’on devine quoi. Nous avons aussi accueilli quelques oiseaux marins, qui semblent avoir passé un bon moment à bord !

Grande émotion lors du passage de l’équateur (nous sommes maintenant dans l’hémisphère sud), et lors des 90° de longitude ouest, représentant un quart de tour du monde parcouru depuis notre départ !

Nous n’avions pas prévu de nous arrêter aux Galapagos, sur la route des Marquises, à cause de frais d’entrée trop importants. Le sort en a décidé autrement ! Notre très cher pilote automatique, qui vaut pour 2 équipiers, nous a lâché peu avant de passer devant ces îles. Cela signifie qu’il nous aurait fallu un de nous deux à la barre 100% du temps jour + nuit, en plus de s’occuper des enfants, du bateau (voiles, etc), de la vie à bord… Cela ne pouvait pas marcher pendant les 3 semaines de trajet restant à parcourir jusqu’aux Marquises.

Nous voici donc à Puerto Ayora, Ile de Santa Cruz, Galapagos, le temps de recevoir un nouveau moteur de pilote automatique en provenance de France, compter environ 2 semaines. Il y a des endroits pires pour attendre des pièces de rechange ! Nous ne devrions pas trouver le temps long, les Galapagos sont constituées d’écosystèmes uniques au monde. Sans avoir quitté le port, nous avons déjà fait connaissance avec une tortue et 2 requins nageant autour de Petit Prince, et approché des otaries qui montent sur les quais et même sur les annexes qui y sont amarrées !

Nous vous reparlerons de cette magnifique expérience avant de (re-)partir !